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Dernière mise à jour le 26/05/2020

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Témoignage CONFINEMENT : Comment j'ai vécu ce temps de confinement ?

Le confinement pour moi a été très dur. Seul dans un appartement sans pouvoir parler à une personne, mes seules compagnies étaient la télévision et mon chat. Dans la semaine j'avais un coup de téléphone d'un ami(e), de la famille, de paroissiens qui me faisaient beaucoup de bien : pouvoir parler à quelqu'un, de partager ce que je vivais au quotidien.

Plusieurs choses me faisaient avancer dans ce temps de confinement :

- les vidéos en ligne que j'avais proposées à l'équipe de communication et à nos prêtres. Ces vidéos que je mettais en ligne et d'autres personnes les mettaient en page d'accueil sur le site. Elles permettaient de faire le lien entre la communauté et nos prêtres. Des moments de liens très forts que j'appréciais chaque semaine.

- Les newsletters de la part des prêtres que j'envoyais régulièrement pour garder un lien avec la communauté de paroisses.

Tous ces temps passés me faisaient du bien, cela m'occupait et j'appréciais de le faire. Je le faisais avec joie et grand plaisir.

Mes après-midis je jouais de la cithare. Je ne suis pas un grand musicien, je suis débutant mais je me débrouillais. Je jouais des chants à Marie et c'était mon temps de prière personnelle. Moment où j'oubliais tout et mon esprit était ailleurs et je jouais des chants à Marie en majorité. Des temps privilégiés avec Marie notre mère.

Le confinement a été une période pour relire ma vie, un temps de retraite chez moi avec Dieu, un temps de solitude et de prière. Comme seul ami Dieu.   David

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Il ne m’a pas pesé le moins du monde et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Je veillais à rester active, définissant un programme varié et équilibré chaque jour, alternant travail et détente. Ce fut une excellente occasion pour consacrer davantage de temps à la prière, ô combien d’intercessions devenaient nécessaires ! et à l’approfondissement de textes bibliques ou spirituels, seule ou avec d’autres chrétiens, par téléphone.

Et comment ne pas s’émerveiller à discerner tous ces gestes de partage, d’entraide, de générosité, d’attention à l’autre, et à admirer la créativité et l’imagination naissant de tout ce temps qui, pour une fois, nous était donné sans compter ? Mais également vivre à l’unisson d’une nature qui retrouvait sa forme originelle, sans que l’homme ne la pollue plus et en guetter tous les signes, avec une joie profonde.

De chaque mal naît un bien : se poser, savourer le temps, en profiter pour vivre plus intensément sa relation au Seigneur, connaître un véritable cœur à cœur avec Jésus et Marie, dans le « secret de sa chambre » et loin des bruits du monde, n’est-ce pas là une Grâce ?

Merci également à nos chers Prêtres qui ne nous ont jamais lâché la main, durant ces deux mois. Grâce à leurs enregistrements, nous étions chacun chez soi mais tous unis, réellement membres d’un seul corps.  Dominique

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Deux mots résument bien mon ressenti :  Solidarité et Fraternité

Dès la première semaine du confinement, j’ai été malade, atteinte du virus… Seule dans mon appartement (en particulier ma chambre). Je luttais contre ce virus, décidée à le vaincre ! Mais je n’étais pas si seule que ça ! Dès que ma famille, mes amis, mes voisins ont su que j’étais tombée malade, ils se sont mobilisés pour faire mes courses, pour m’apporter des repas et pour prier pour ma guérison. Chaque jour je recevais des SMS ou des appels téléphoniques pour prendre de mes nouvelles.

Une nuit où j’étais très mal, j’avais plus de 40° de température, je me sentais très affaiblie. La peur de devoir être hospitalisée m’envahit fortement et je me suis mise à pleurer, j’avais peur de ne plus pouvoir voir ma famille, mes amis, mes voisins et les prêtres de notre communauté de paroisses….

Je me suis tournée vers Marie et lui ai demandé de rester auprès de moi cette nuit- là.

Mes craintes, mes peurs ont disparu et je me suis endormie sereinement.

Alors ! Merci à Toi Marie et merci à vous tous qui avez été présents ! Que Dieu vous bénisse et veille sur vous tous et sur vos familles !   Brigitte

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Cette période de confinement me fait penser à l'errance dans le désert du peuple d'Israël. Pendant le confinement j'ai pris le temps de me donner du temps. J'ai fait le point sur moi-même pour entrer dans mon véritable moi. C'était un moment de conversion. J'ai pris conscience que la vie que je menais jusque-là n'était pas forcément celle qui me rendait le plus heureux. Tant de désirs et besoins futiles m'éloignaient de l'essentiel, c'est-à-dire des autres personnes que trop souvent j'avais tendance à ignorer….

Nous avons tous vécu souffrance, peine, tristesse, joie, manque … Et pourtant de ce mal, qu'est le Covid 19, sortira un bien. Les élans de solidarité de toutes parts et sous toutes leurs formes nous montrent, bien que quelque chose a changé en nous.

Pour ma part, j'ai retrouvé une forme d'attention aux autres. J'ai posé un regard différent sur ma façon de vivre et pour ce qui concerne ma foi, je dirai simplement trois mots : écoute, prière et humilité pour ne citer que ceux-ci !  Michel

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Chants et musique en temps de confinement…

Pourquoi ne pas partager les chants qui m’accompagnent tout le long des jours, surtout que le confinement vient d’être imposé ? C’est à partir de cette réflexion, après une semaine à la maison, que je me suis lancé à envoyer quotidiennement à plusieurs destinataires en France, en Suisse et jusqu’à l’Île de la Réunion, un chant, une musique pour les accompagner durant cette période d’isolement. Une musique, un refrain qui trotte toute la journée dans la tête.

 Régulièrement j’achète des CD de chants liturgiques, afin de renouveler le répertoire dans nos célébrations et de dénicher l’une ou l’autre perle. Aussi ma discothèque est-elle bien pourvue et autant qu’elle profite au plus grand nombre.

Le premier envoi s’intitulait « Un peu de vitamines » pour donner du peps avec le chant « Nos mains vers le Ciel » interprété par le groupe Glorious. Très rapidement, j’ai reçu un retour positif d’une personne qui commençait à déprimer et que ce morceau plein d’entrain avait remis debout. Ce courriel m’encourageait à poursuivre cet échange quotidien et donnait sens à ma démarche.

 Peu à peu, beaucoup se prennent au jeu et des propositions de chants me parviennent même. J’améliore l’envoi avec des extraits d'Évangile, des informations diverses, des suggestions (notamment Secrets d’Histoire sur la petite Thérèse)…

 Quant au choix des chants, c’est selon mon état d’âme, ou en lien avec la Parole, l’actualité. Le samedi est consacré à Marie. Souvent, les retours furent positifs et beaucoup ont découvert de nouveaux chants, des groupes tels que HOLI et GLORIOUS.

Voilà ma modeste contribution en ce temps de confinement pour égayer un quotidien pas toujours très rose et rester en contact les uns avec les autres.  Norbert

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N'étant pas natifs de Mulhouse, nous avons été séduits par cette ville et plus particulièrement par les personnes que nous avons eu le privilège de découvrir. Depuis maintenant 3 ans, nous partageons désormais notre temps entre la Région parisienne, lieu de notre habitation principale, et Mulhouse. A l'entrée en confinement, nous avons donc décidé de passer toute cette période à Mulhouse. Cette expérience a été particulièrement enrichissante, alors même que la période n'a pas été forcément des plus simples.

Ainsi de longue date, nous avions prévu de passer Pâques à Vézelay. Les restrictions sanitaires nous l'ont interdit. A Mulhouse nous avons réellement apprécié les bonnes idées de la communauté de paroisses. Les petits fascicules "Carême à domicile" et "Prions en Église" (Semaine Sainte & Pâques), nous ont permis de cheminer non "en déporté", mais "en communauté", tout au long de la lumineuse période pascale.

Ensuite les divers échanges par mail, par téléphone nous ont encore plus ancré dans la communauté. Nous n'étions pas "isolés", mais partagions l'épreuve d'un isolement physique commun, qui en fait, n'en était pas un du point de vue de l'esprit.

Alors oui, même si cette longue période de 55 jours de confinement semblait longue, pour nous, elle correspond exactement à la redécouverte des valeurs fondamentales de l'homme : besoin de relation humaine, besoin d'appartenance.

Des valeurs qui se sont révélées profondément au fil du temps, sous la main de Dieu, dans notre communauté de paroisses !        Hugo et Evelyne

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L’expérience personnelle de ce temps de confinement, je l’ai déjà partagé en partie sur les mini-videos envoyées sur le site. Les réaliser fut d’ailleurs une expérience nouvelle, inédite pour moi, peu à l’aise avec la technologie.

J’ajouterais la découverte globale que j’ai faite durant cette période : celle du temps non-contraint. Ce qui était à faire pouvait se faire tranquillement, à mon rythme, sans que des sollicitations contradictoires ou survenant au même moment nécessitent des contorsions ou aménagements compliqués pour satisfaire tout le monde. Il y a avait ainsi du calme, celui de l’environnement (et je crains le retour du bruit de la circulation, des éclats de voix etc.) et celui de l’agenda.

Les belles choses vécues de façon plus particulière, je les classerais en trois mercis :

-merci, les moyens techniques ! -merci, la grâce de la bénédiction ! -merci, la Providence (notamment grâce à l’église ouverte) !

 Merci, les moyens techniques :

Bien sûr le téléphone, qui est devenu si banal et qui pourtant est un outil si magnifique, par lequel j’ai fait de nombreuses « visites téléphoniques ». Bien que coincé dans nos déplacements, ce fut un bonheur de pouvoir se parler sur une plateforme téléphonique OVH, permettant jusqu’à 50 communications en même temps. Ce moyen a permis plusieurs rencontres de Conseil Pastoral mais aussi de continuer le groupe biblique œcuménique !

Internet ensuite. La retransmission en ligne de la messe en direct du presbytère, à partir du jour de Pâques,  grâce à une application numérique, a été source de grande joie : partager l’eucharistie que nous célébrions quotidiennement juste entre nous les 3 prêtres (le triumviral !) a permis de revoir de nombreux visages. J’avais l’impression de saluer les uns les autres comme j’aimais le faire au début ou à la fin des messes.

Cette application a également permis de poursuivre les réunions de couples en END par visio-conférence. Merci Seigneur.

 Merci, la grâce de la bénédiction :

J’ai vécu de beaux moments en étant au service de la bénédiction du Seigneur lors de cette période. J’ai parlé lors d’une des messes du dimanche de la vocation chrétienne à devenir des êtres de bénédiction et non de malédiction (cf. 1 Pierre 3,9 : Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’insulte pour l’insulte ; au contraire, invoquez sur les autres la bénédiction, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin de recevoir en héritage cette bénédiction.

10 En effet, comme il est écrit : Celui qui veut aimer la vie et connaître des jours heureux, qu’il garde sa langue du mal et ses lèvres des paroles perfides ; 11 qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien, qu’il recherche la paix, et qu’il la poursuive.).

C’est ce que je faisais en parcourant les rues à pied ou en vélo en prenant l’air. Je demandais au Seigneur de bénir les habitants de chaque maison. Le dimanche après-midi c’était mon temps chapelet, et je le priais pour les logements devant lesquels je passais.  Mais je le faisais aussi en passant devant les chambres de mes confrères quand ils étaient alités durablement, demandant au Seigneur de tirer du bien (bénir) de ce qu’ils avaient à traverser de dur.

J’ai pu vivre cela aussi en allant distribuer le « Prions en Eglise Junior » à des familles de servant de messe. J’ai pu ainsi découvrir  des mamans nouvellement enceinte, des jeunes souffrant la déprime, des familles où les enfants devaient rester chacun dans sa chambre à cause de la maladie de l’un d’eux tandis que la maman faisait à manger pour chacun, des familles heureuses de passer du temps vraiment ensemble etc. Dans tous ces lieux de passage où je restais sur le pas de la porte, j’ai pris un moment de prière pour bénir par le geste et la parole ceux que je visitais.

            Une autre expérience de bénédiction fut le jour des 20 ans de mariage d’un couple de la paroisse. Nous avions réunion d’Equipe Notre Dame par visio-conférence, et à la fin de nos partages j’ai remis mon étole et j’ai prié la bénédiction proposée par l’Eglise pour les anniversaires de mariage. Petit cadeau surprise à distance !

Merci Seigneur.

 Merci, la Providence :

Le P. Philippe Sauner est décédé durant le confinement à St Sauveur. Personne n’a pu être à ses côtés sauf les soignants. Sans savoir qu’il allait mourir 2 jours plus tard, j’avais appelé le service et je suis tombé sur un aide-soignant, Baptiste qui lui a remis le téléphone. J’ai entendu qu’il était au plus mal alors j’ai eu l’inspiration de demander si Baptiste était catholique, s’il connaissait le Notre Père et le Je vous salue Marie. Il a dit que oui. Je lui ai demandé s’il accepterait de prier ainsi à haute voix au côté de ce prêtre qui n’avait personne pour l’aider spirituellement dans l’épreuve. C’est ce qu’il a accepté de faire, au-delà de ses attributions bien sûr mais au nom de son baptême. C’est lui qui l’a accompagné de ma part, de notre part à tous !

Grâce à l’église ouverte (avec décoration de Pâques et musique et chants) et dans laquelle j’ai passé de longs moments de présence, j’ai pu faire de nombreuses rencontres, avec des personnes que je ne connaissais pas du tout et qui venaient pour prier ou juste pour « voir ». Ainsi j’ai accueilli la bonne nouvelle d’une naissance imminente en saluant une maman venue à l’église. Sa petite Judith devait naître dans les 2 jours et je l’ai assuré de la prière de la communauté pour son bébé à venir. J’ai entendu la détresse d’une personne venant de perdre du Covid un oncle très proche, simplement en l’abordant tandis qu’elle sortait pour demander si le confinement n’était pas trop difficile. Il se trouve que celui-ci était le collègue de travail décédé dont mon frère venait de me parler la veille !  J’ai pu faire le guide de l’église à des parents venant avec leur tout jeune enfant attiré par la musique et par le lieu, voulant allumer une bougie ou juste écouter : les petits Paul, Arthur, Violette, Basile et Ambroise, Gabin, Nino. Les reverrai-je. Je ne sais pas. Mais la Providence a permis que des graines soient seméesMerci Seigneur.                 Père Claude

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Le confinement pour moi ? C'était un peu long, un peu embêtant, un peu contrariant, pénible, mais c’est pareil pour tout le monde ! Ça m’empêche de travailler. Je devais aller faire les fraises en juin. Est-ce que ça va être possible ? J’aimerais retravailler, mais pas si c’est pour tomber malade.

Etre enfermés comme des animaux, ne rien pouvoir faire, regarder la télévision, mal dormir la nuit. Je suis resté confiné chez moi, je me suis occupé de mon jardin. Quand j’ai pris le bus, j’ai mis le masque et des gants. Je n’ai pas attrapé le virus.

On se pose des questions sur comment cette épidémie est gérée. Depuis fin 2019, la Ministre de la Santé savait qu’il y avait le virus. Comment ça se fait qu’aucun traitement n’ait été trouvé ni de vaccin ? Cela dit, s’il y avait un vaccin, je ne me ferais pas vacciner. Le Gouvernement a pris ça trop à la légère, c’est mon avis du moins. Et on a l’impression qu’on nous a menti. Je sens l’Europe menacée : l’Italie veut sortir, les Pays-Bas peut-être aussi. Sur le plan économique, ça va être un énorme bazar.

Je prenais des nouvelles des gens que je connaissais : mon fils, ma mère, Geneviève, Roland, le Père Claude, le Père Jean-Renuel… Je leur demandais : « Ça va ? T’as pas chopé le coronaro ? ». J’ai un ami de 72 ans qui est mort.

J’ai apprécié de rester chez moi avec mon chat Noisette, qui m’aime de plus en plus ! Ce qui m’a manqué pendant ces semaines de confinement ? Le boulot, la Messe. Benjamin

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Dernière modification le 24/05/2020

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